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mardi 15 octobre 2019

Couardise, vampirisme, prédation, égoïsme, prébende et nombrilisme de l’élite du Grand Nord qui fait de Mamadou Mota, une exception dans cette partie du pays.

En Avril 2019, les médias annoncent le décès de 4 enfants morts alors qu’ils étaient en quête d’eau potable à Wolwordé dans l’arrondissement de Tokomberé, localité dont le président de l’assemblée nationale Cavaye Yeguie Djibril est originaire. Cette mort intervient sept ans après les promesses non tenues de 1000 forages par le Paul Biya lors de la campagne présidentielle de 2011.

Dans cette partie du Cameroun en proie à la misère et pauvreté, face à une élite couarde, prédatrice, égoïste et prébendiere dans un rapport de International Crisis Group sur la guerre que mène le Cameroun contre Boko Haram, l’ONG citait les populations dans certaines régions de l’extrême Nord qui disaient préférer Boko Haram au régime Biya.

Si la question du NOSO occupe aujourd'hui le devant de la scène au double plan national et international, c'est grâce à son élite, composée de leaders de grande valeur, capable de sacrifices...A l'inverse l'élite du nord se complaît dans la jouissance et la luxure...Depuis l'éclatement de la crise de Boko Haram en 2014, il y certainement eu plus de morts dans le nord que dans le NOSO, dans l'indifférence totale de l'élite du nord... Comme on dit quand vous avez deuil c'est vous-même qui faites la promotion de votre deuil....

"Mamadou Mota, une exception de l'élite du septentrion...".

Après avoir offert deux forages aux populations de Wolwordé, Mamadou Mota a été arrêté quelques semaines après alors qu’il participait à une marche organisée par la coalition autour e Maurice Kamto pour demander l’arrêt des combats dans le NOSO , et les sanctions contre les fossoyeurs de la république. Mamadou Mota a été condamné le 9 septembre à deux ans de prison ferme pour son implication dans la mutinerie du 22 juillet à la prison centrale de Yaoundé, où il est écroué depuis juin. « Ma condamnation est purement politique. Je ne suis pas un rebelle », a protesté Mota avant de poursuivre « Lors de la mutinerie de la prison, j’avais été appelé par le régisseur pour apaiser les détenus (anglophones) »

Combattu par les élites du Nord, depuis l’arrestation de Mota  le journal du septentrion « l’œil du Sahel » a toujours évité de parler du leader qui a fait de la lutte contre la trahison de l’élite du grand nord contre le peuple, son combat. Contrairement aux  Yandal de l’UNDP allié du régime, Guibai, Malachie Manaouda, Modeste Mopa, et bien d’autres jeunes élites du grand nord, Mamadou Mota avait refusé la proposition non seulement de la France, aussi du régime Biya lui demandant d’abandonner son combat. Mota a préféré l’eau pour tout le monde au lieu du champagne pour des privilégiés.

 « Le Cameroun est aujourd'hui fissuré de part et d'autres et dans l'abîme du fait d'un groupuscule d'individus qui se croient plus citoyens de ce pays que les autres et pensent détenir sur nous le droit de vie et de mort. » signale Mota qui au-delà des revendications sur la souffrance de populations du septentrion, a sacrifié sa liberté pour la cause des anglophones.

Le mépris des milliers de morts dans la guerre contre Boko Haram par les élites du grand s’est manifesté à travers les mémorandums pour obtenir des postes de responsabilités au sein du régime, ils ont piétiné la volonté de changement du peuple lors de la présidentielle de 2018.

Albin Njilo

 

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