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jeudi 22 août 2019

Cameroun: l'Ouest comme nouvel épicentre de la longue crise socio-politique?

C'est bien les même élites Rdpc de la région de l'Ouest avec à leur tête sa Majesté Mbombo Njoya qui tirent meeting à Bangangte presque à la même période en 2018 pour déclarer en somme ceci: " le président Biya n'a pas d'autre choix que de se présenter à la tête de l'Etat".

Cela se passait au moment où, s'inquiétant de la dégradation générale de la situation sociale, économique et sécuritaire au Cameroun, les amis de notre pays exhortaient le président âgé alors de 85 ans - dont 34 déjà passés à la tête de l'Etat - à passer la main. Y compris en organisant au besoin une transition au sein de son camp.

Quelques jours après, le secrétaire général du Comité central du Rdpc Jean Nkuete, flanqué de M. Mvondo Ayolo, le directeur du cabinet civil du président de la république allèrent déposer au siège de Elecam la candidature du président en fonction. La suite chacun la connaît.

Bien qu'ayant peu voire pas du tout fait campagne, Paul Biya le président-candidat du Rdpc a été officiellement proclamé vainqueur par le Conseil constitutionnel et investi pour un 7eme mandat à la tête de l'État. Tandis que son principal challenger Maurice Kamto, classé 2e mais qui n'a depuis cessé de contester le processus ayant conduit à ces résultats officiels, est embastillé et poursuivi - avec une centaine de ses supporters ayant manifesté dans la rue - par la justice militaire érigée ainsi en arbitre d'une crise politico-électorale, économique, sociale et sécuritaire qui ne semble pas prête de s'achever. 

Croisons les doigts pour que les appels et contre appels à manifestations du week-end prochain à Bafoussam, chef lieu de la région de l'Ouest, se soldent par un apaisement. Nul n'oublie en effet qu'au tout début de la crise dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, les premières violences physiques sous forme d'affrontements eurent lieu à Bamenda en raison d'une manifestation des élites du Rdpc du coin qui prétendaient y manifester pour soutenir les institutions face aux "manipulés" de la société civile anglophone. 

Par Alex Gustave Azebaze
#AGA 

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