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mardi 20 avril 2021

LA FONDATION CHANTAL BIYA ET LE GOUVERNEMENT CAMEROUNAIS MEPRISENT LE PETIT FILS D’ABEL KINGUE

 

« La fondation Chantal Biya, Albin, c’est à l’image de ce que j’entends au Cameroun, tu n’imagines pas mais c’est terrible. Pas une seule personne te dira du bien du Cameroun ici » Mason Ewing qui n’en décolère toujours pas après ses déboires au Cameroun avec la fondation Chantal Biya.

Apres trois tentatives, Mason Ewing revient sur sa décision d’abandonner définitivement le Cameroun, car les difficultés rencontrées lors de ses voyages ne prendront pas le dessus sur son patriotisme ; il est le petit-fils du nationaliste camerounais mort en exil, Abel Kingue.

Ambassadeur à Handicap International, Ambassadeur au Refuge, il y a un an, Mason Ewing était reçu par l’équipe de football de AS Monaco. C’était l’occasion pour les footballeurs monégasques de lui apporter un soutien pour son initiative, ses exploits inédits.

Agé de 38 ans, Mason Ewing est un entrepreneur atypique. Son domaine : la mode et les startups innovatrices. Ca, il n’en est pas unique ; l’on vous citera plusieurs dizaines de créateurs de mode à travers le monde. Seulement, le cas de Mason est spécial, il est aveugle.

C’est en 2001 que Mason Ewing se découvre des talents d’artistes. Il s’est lancé dans la création de mode et la conception des vêtements en braille, jusqu’à son premier grand défilé de mode organisé à Paris en 2006. De Paris à New York, toute la presse internationale en parlait, faisant de Mason Ewing une icône.

D’ici quelques temps, Mason Ewing sera invité par la Grande Muette française, l’Armée (l’IPAD) pour animer une conférence  dédiée à la jeunesse française, son histoire et parcours étant un enseignement pour la vie. Actuellement a Cotonou pour le long-métrage  « Coup de Foudre à Cotonou », Mason Ewing a amené avec lui quelques stars en herbes du cinéma français. Une opportunité pour les béninois qui voient en cette initiative, une opportunité pour vendre l’image du pays à l’international.

Naturalisé français de ses origines Bamilékés de l’Ouest Cameroun, Mason Ewing est le petit-fils d’un fervent nationaliste camerounais persécuté par le premier président camerounais. De son vrai nom Abel Kegne, ce militant de l’UPC de la première heure avait changé son identité pour se faire appeler Abel Kingue, afin d’échapper aux renseignements généraux de la police Camerounaise. Il est décédé en Afrique de l’Ouest et sera finalement enterré loin de la terre de ses ancêtres.

Malgré son succès à l’international, ses multiples contacts tant dans les milieux artistiques que sportifs et politiques, pourquoi le Cameroun n’exploite-t-il pas ce talent pour sa jeunesse, ou encore promouvoir l’image du Cameroun déjà écornée à l’international ? Apres plusieurs tentatives de retour au Cameroun, soldés par des échecs, escroqueries de tous bords, Mason ne se décourage pas, son rêve, impacter sur la jeunesse camerounaise à travers ses idées et projets.

« Ce pays tue les génies », disait un artiste camerounais. Au Cameroun l’on reconnaitrait les talents lorsqu’ils doivent être instrumentalisés à des fins politiques. Ceci sans doute justifie le mépris du ministre Tchiroma qui n’a trouvé aucun intérêt à promouvoir les idées de Mason après un entretien  dans son cabinet il y a trois ans.

Au-delà de la mode, Mason Ewing est à la tête d’un conglomérat de start-up innovatrices. Il est un modèle pour une jeunesse dont la proportion au sein des populations est évalué à 76%. Au-delà du loisir, Mason s’est investi dans les jeux vidéo et programmes éducatifs, ses actions vont au-delà des personnes aveugles. Du jeu vidéo pour enfants, aux programmes vidéos pour mal voyants…


Albin Njilo

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