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mardi 07 avril 2020

VOILA COMMENT LES DIRIGEANTS VOYOUS ET MAFIEUX QUI NOUS DIRIGENT HUMILIENT TOUT UN PEUPLE, APRES ILS VIENDRONT PARLER DE PATRIOTISME. BANDE DE VOLEURS INCOMPÉTENTS ET MÉCHANTS.

Lisez vous-même les exigences de la CAF dans un pays qui construit pour célébrer un homme au pouvoir depuis 38 ans, deux stades omnisports Douala, deux stades omnisports à Yaoundé, deux à Bafoussam :

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Sur le plan médical seulement, la Caf demande que pour la ville de Douala, l’hôpital général doit s’assurer de l’existence d’un circuit spécial des patients Caf de la réception jusqu’en hospitalisation, un plan B pour remédier à une éventuelle panne de l’appareil des examens d’imagerie Irm pendant le Chan, un minimum de 20 ambulances parmi lesquelles 12 médicalisées car Douala reçoit 2 groupes de 4 équipes chacun. L’hôpital doit également compartimenter et équiper la salle de contrôle antidopage. Pour la ville de Yaoundé, à l’hôpital Central, il faut peindre les salles du haut standing dédiées au Chan, changer les canapés de la salle d’attente, changer les meubles dans le bureau du médecin, changer les carreaux au sol, déplacer les détenus se trouvant dans ce secteur. A l’hôpital Général de Yaoundé, il faut équiper le haut standing, installer et tester l’appareil d’imagerie IRM, doter cet hôpital d’une ambulance médicalisée neuve.

A Limbé il faudra achever la peinture du pavillon haut standing appelé Sonara building, mettre les pavées de l’entrée jusqu’à ce bâtiment, peindre le bâtiment des urgences, doter l’hôpital régional de Limbé de 2 nouvelles ambulances médicalisées car il est le seul hôpital accrédité du site Buea-Limbé qui accueillera 4 équipes. La lettre précise que pour ce site de Limbé il faut au total 12 ambulances incluant les 2 sollicitées parmi lesquelles 8 médicalisées et 4 de type B.

Impréparation

La Caf rappelle que cette correspondance fait suite à la dernière visite d’inspection qu’elle a effectué sur les sites. C’est dire qu’au cours de cette visite, les inspecteurs ont constaté que ces éléments exigés ici manquent encore cruellement. Et il faut remarquer que si sur la forme la correspondance reste assez polie vis-à-vis de son destinataire, dans le fond elle sonne comme un ordre intimé à un enfant par son père qui vient de faire un tour dans sa chambre.
Quelle image pour le Cameroun, qu’à une vingtaine de jours d’une compétition programmée depuis deux ans, l’on soit en train de lui intimer l’ordre de changer les canapés dans une salle d’attente d’un hôpital central de la capitale politique, de changer les meubles dans le bureau du médecin ?

Est-ce de l’Egypte que l’on doit venir demander que soit installé et testé un appareil d’imagerie par résonnance magnétique (Irm) à l’hôpital général de Yaoundé, et exiger qu’à l’hôpital général de Douala l’on prévoie un plan B en cas de panne de cet appareil qui s’y trouve ?

S’agissant des ambulances, pour Limbé et Douala seulement, la correspondance de la Caf en exige 32, dont 20 médicalisées, une autre colle. Que fait le système de santé camerounais en temps normal, un pays où l’on a recensé 2356 accidents de la route en 2017, d’après une étude commandée par le gouvernement et menée par le Cabinet Agora Consulting ?

A ce rythme les ambulances médicalisées devraient être stationnées à tous les tournants de nos routes, mais il faut attendre l’occasion de l’organisation d’une compétition pour que l’on le rappelle au pays. Ce qui est plus grave, c’est que ces exigences sont faites pour le Chan qui ne met en compétition que 16 équipes.


Actu Cameroun

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