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jeudi 09 avril 2020

Cameroun, procès du saccage de l'ambassade de Paris: les dessous de la constitution de partie civile de Kamto

Manifestement Maurice Kamto et le MRC se sont constitués partie civile dans le procès des casses du 26 janvier 2019 à l'ambassade du Cameroun. En lisant l'annonce faite dans Cameroon Tribune d'hier par M. Nguini, ambassadeur du Cameroun en France sur la date d'ouverture de ce procès, ce diplomate semble s'étonner de l'entrée du chef du MRC dans cette procédure.


Sans avoir d'explications définitives à cette initiative du MRC manifestement embarrassante pour le pouvoir camerounais, il faut indiquer qu'une personne physique ou morale peut se constituer partie civile dans une cause dès lors qu'elle estime avoir subi un préjudice. Qu'il soit matériel ou moral. De ce point de vue, l'on peut présumer que le président national du MRC dont les services de sécurité camerounais s'étaient empressés pour l'accuser d'être le commanditaire ou le donneur d'ordre de ces malheureux événements, justifiant ainsi son arrestation et sa détention pendant 8 mois et demi ainsi que quelques centaines de ses partisans voudrait laver son honneur.


Accéder au fond du dossier et confondre éventuellement les comploteurs anti-Mrc

Mais tactiquement, en se constituant partie civile, l'opposant camerounais et son parti se donnent surtout la possibilité d'accéder au fond du dossier de cette affaire grave et ainsi remonter les circuits éventuels d'un complot ourdi à leur encontre.


Il faut rappeler qu'alors que l'accusation devant le tribunal militaire s'était fondée sur des déclarations de Paul Eric Kingue, l'ancien directeur de campagne du candidat Kamto, pour soutenir que le leader du MRC avait planifié la prise de certaines ambassades du Cameroun à l'étranger, le juge d'instruction avait, à de l'information militaire, écarté cette charge au motif que les documents et moyens de preuves (vidéos de l'émission de PEK sur Stv, PV des réunions au siège du MRC à Odza, témoignages des participants à ces réunions) avaient plutôt établi que le chef du MRC s'était vivement opposé, et pratiquement contre tous, à la double proposition de son directeur de campagne l'invitant à former un gouvernement et de nommer des ambassadeurs.


L'ouverture du procès devant le juge correctionnel de Paris devrait permettre de voir plus clair sur les véritables éventuels commanditaires des événements de l'ambassade de Paris.
#AGA

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