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lundi 26 octobre 2020

« En effet, pour s'assurer une victoire de 100% soit 19 381 voix sur 19 381 voix dans une élection où prennent part des concurrents, il faut avoir quelque chose qu'un démocrate normal n'a pas. » Alain Fogue

Double scrutin du 9 février 2020 au Cameroun

Vous avez dit bourrages ! En voilà une des nombreuses preuves. Le parti de monsieur Biya, le RDPC, et sa cicursale ELECAM ( organe en charge d'organiser les élections) ne se sont encombrés d'aucun scrupule lors du double scrutin du 9 février 2020 tenu au Cameroun. Ainsi, après les videos de bourrages sauvages des urnes, avec la participation de la police nationale, en faveur du parti qui tient illégalement et illégitimes  le pouvoir depuis le scrutin présidentiel du 7 octobre 2018, voilà que le journal L'oeil du Sahel dévoile des scores soviétiques fabriqués pour tenter d'atténuer l'ampleur du boycott lancé par le MRC. C'est ça la démocratie telle voulue et pratiquée, mais non assumée par M. Biya depuis bientôt 40 ans. Lui qui de façon arrogante clamait" ne reste pas au pouvoir qui veut mais qui peut". En effet, pour s'assurer une victoire de 100% soit 19 381 voix sur 19 381 voix dans une élection où prennent part des concurrents, il faut avoir quelque chose qu'un démocrate normal n'a pas.

 Ce résultat surréaliste, qui trahit le niveau de réflexion des concepteurs et des acteurs des bourrages, suppose que toutes les conditions suivantes, pourtant impossibles,  soient toutes réunies :

-  Aucun décès enregistré entre la date des inscriptions sur les listes électorales et le jour du vote, le 9 février 2020;

- Aucun électeur absent;

- Aucune erreur de vote ;

- Que même les représentants des autres partis dans le bureau de vote ont voté pour le parti de monsieur Biya.

Le régime de monsieur Biya doit déposer un brevet pour l'invitation de la démocratie du 100%.

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