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lundi 26 octobre 2020

Enseignement secondaire : l’Enfer du lycée de Batoufam

« Je suis élève en classe de terminale A4, je suis dans ce lycée depuis la classe de troisième  et depuis un an, tout a changé ».

C’est le témoignage recueilli ce jeudi au Lycée de BATOUFAM par un correspondant descendu sur le terrain s’enquérir de la situation après des multiples plaintes déposées par les élèves, enseignants, associations des parents d’élèves, et même le roi des Batoufam Sa majesté Nayang Toukam Innocent.

En un an tout a changé au Lycée de Batoufam, un an, c’est le temps passé à la tête de cet établissement scolaire par Mr Meli, proviseur du dit lycée.

Depuis son arrivée en Septembre dernier au Lycée de Batoufam, rien ne va plus dans cet établissement scolaire jadis référence de discipline dans l’arrondissement de Bayangam. Indiffèrent à toute suggestions, le proviseur Mr Meli a fait de ce lycée un refuge de fumeurs de chanvres indiens un fléau combattu en milieu scolaire par la tutelle depuis le fameux scandale de l’élève poignardé au lycée de Deido Douala. La multiplication des filles enceintes dans cet établissement scolaire laisse penser que ce lycée ferait la promotion des femmes enceintes.

Au-delà de l’indiscipline due au manque de  conseil de discipline, un dysfonctionnement est tout de suite perceptible dans l’administration. Pas de note de service pour organiser le travail, « Au total il y a eu cinq réunions de concertation au cours du 1er trimestre qui comptait 16 semaines. Sa technique consiste à jongler en disant qu'il est occupé quand on veut le rencontrer et soumettre des problèmes ou échanger sur la vie de l’établissement. Il décide seul et les décisions prises à mon avis ne sont les priorités de l'établissement. » Explique un enseignant du Lycée qui cite pour illustrer ses propos la priorité du proviseur qui est l’aménagement de son espace de travail par la construction d’un nouveau bureau alors que le besoin est ailleurs.

Pas de rames de papiers, une indifférence face à la liste  de besoins qui sont transmis à son niveau. Aucune note nommant les professeurs principaux et les animateurs pédagogiques par exemple pourtant initié par les censeurs. Pas de publication d’informations par affichages, au Lycée de Batoufam les collaborateurs du proviseur (censeurs et surveillants généraux) manquent de papier format  A4, trombone, corrector, surligneurs, savons pour l'hygiène, papier hygiénique, gobelets pour eau pour les élèves.

Le niveau de décrépitude qu’a atteint ce lycée en quelques mois seulement depuis l’arrivée de ce nouveau proviseur a contraint Sa majesté le roi des Batoufam  à réagir, il a envoyé un message à l’attention du proviseur. La teneur : Les rapports qui me parviennent concernant la marche de l'établissement ne sont pas bons. Il a répondu que ce sont ses collaborateurs qui le sabotent particulièrement le censeur TCHAGANG qui est le fils du village.

Rendu sur le site, notre équipe a constaté les vols des tables bancs du a l’absence des cadenas sur les portes, une salle d’informatique abandonnée, avec des toiles d’araignées sur les ordinateurs ceci justement et à en croire le témoignage d’un enseignant, le proviseur à la suite d’une panne électrique  aurait fait venir au lycée un technicien pour un nouveau câblage qui non seulement aurait couté cher, mais ne fonctionne pas.

Malgré la présence d’un point d’adduction d’eau offert par la diaspora des USA, le proviseur a fait creuser un puit au sein du lycée, toutes ces initiatives personnelles pour utiliser l’argent de l’APE qu’il décaisse sans consulter son bureau selon les textes.

Le mois dernier, le bureau de l’APE s’est réuni pour lui signifier par écris, avec ampliation à sa Majesté une note sur la gestion des fonds des parents d’élèves. Comme d’habitude, il est resté indifférent .L’Approche par compétence, qui est la méthode utilisée par les enseignants n’est plus possible au lycée de Batoufam parce qu’il manque les rames de papiers pour les examens.

Attitude de mépris

Le mépris du proviseur vis-à-vis de ses collaborateur le pousse à prendre des initiatives pour les isoler, comme en témoigne la liste des nettoyages qui en principe devrait être dressée par les surveillants généraux, c’est le proviseur qui l’établie .Il est professeur de français, c’est à peine si ses élèves sont à la moitié du premier des œuvres au programme, il n’est jamais là.

L’absence de priorité dans les dépenses l’oblige à puiser dans les caisses de l’APE pour la construction de nouvelles salles de classe ,des initiatives qui en réalité sont des mobiles pour soutirer l’argent des parents d’élèves.

Pour la première fois depuis sa création, le lycée n’a pas été capable de tenir une réunion de tous les  parents d’élèves, que représentent-ils à ses yeux ?


ALBIN MICHEL NJILO

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