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vendredi 30 octobre 2020

Comment l’indifférence de Paul Biya pour les créateurs de richesses pousse le DG des Impôts à mépriser les chefs d’entreprises.

Célestin Tawamba, président du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) a écrit le 16 Janvier 2020  au président Paul Biya pour se plaindre de l’attitude du Directeur  générale des impôts (DGI), Modeste Mopa Fatoing, allant jusqu’à demander de manière explicite son limogeage.

Dans l’entourage de ce dernier tout est décidé à la présidence de la république : « Le DGI ne s’oppose à rien. Les arbitrages en matière budgétaire et fiscale se font à la présidence », a laissé entendre à Jeune Afrique un cadre de l’administration des impôts.


Le président du GICAM a adressé une correspondance au Chef de l’Etat pour rendre compte d’une situation insoutenable, et ce après avoir usé de tous les canaux conventionnels et institutionnels connus. 

Le 13 Avril 2018 une délégation du GICAM est reçue au palais de l’unité après plusieurs demandes d’audience faite par son président Célestin Tawamba « Il est question de restaurer la place des secteurs privés, et nous souhaitons pouvoir rendre compte directement au chef de l’Etat des problèmes des secteurs privés ». Ils seront malheureusement reçus non pas par le président, mais un collaborateur du chef de l’état. « Nous souffrons de ne pas rencontrer le président Biya » il l’a  rappelé en début de mois de Janvier 2020.


Ce qui, sous d’autres cieux est normal et habituel. Et c’est le lieu de rappeler que l’homme d’affaires nigérian, Tony ELUMELU avait déjà suggéré à Paul BIYA qu’il aurait aimé voir un homme d’affaires Camerounais assis à sa place à lui, Tony ELUMELU, aux côtés de Paul BIYA.


Il faut noter que la fuite organisée de cette correspondance est le fruit des mêmes réseaux qui mettent en temps réel toutes les correspondances de la République, y compris les confidentielles et les plus sensibles. Donc rien de nouveau sous le soleil.


C’est même sûrement une fuite organisée par le fan club du DGI qui piaffe d’impatience de devenir MINFI plein à la place de l’autre qu’il nargue proprement ; la preuve, la rapidité avec laquelle la ‘’riposte’’ (pour une lettre adressée au Chef de l’Etat) est organisée en dit long. Sauf que tout l’enfonce et éclaire d’un nouveau jour sur les méthodes d’un manipulateur hors-pair qui croit que le crime est parfait.


La correspondance en question est adressée au Président de la République, et le DGI par journaux ciblés interposés fait dire qu’il est le chouchou de ce dernier, à la veille de la campagne électorale…


Il fait croire que des cadres de concertation existent, comme si c’est de cela qu’il s’agit : ces cadres existent bien, mais ils ne fonctionnent pas à cause justement de son attitude, et c’est ce qui lui est reproché : IL N’ECOUTE PERSONNE, PAS MEME SON MINISTRE, ET C’EST CONNU DE TOUT LE MONDE A YAOUNDE. LE GICAM N’INVENTE RIEN !


Albin Njilo


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