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lundi 26 octobre 2020

Port de Douala: Faustin Dingana, un manager expérimenté pour la RTC


Faustin Dingana est le tout premier directeur délégué de la toute nouvelle Régie du Terminal à conteneurs (RTC) du Port autonome de Douala (PAD).
Réputé affable et travailleur, il devra conduire dès janvier 2020, la transition de plus ou moins un an mise en place par l'autorité portuaire à la tête de cette importante infrastructure engluée dans un conflit à l'issue de la fin contractuelle de la concession de 15 ans. De part son expérience, il me semble être le manager indiqué parmi les portuaires pour mener cette Mission délicate à l'aune de laquelle sera jugée l'option de l'Etat propriétaire pour une régie directe plutôt que par exemple le recours à une assistance technique.
Ayant été, par ses responsabilités (Divisionnaire en charge de l'exploitation et proche conseiller du DG de l'époque), au coeur du processus de modernisation du Terminal à conteneurs dans les années 1998/2004, il maitrise le "In" et le "Out" de l'évolution stratégique et opérationnelle de cet outil de facilitation du commerce international du Cameroun via la principale plateforme portuaire vers plus de conteneurisation.
En attendant que le PAD, entité publique gestionnaire du service public portuaire, trouve une issue définitive voire apaisée dans le conflit à rebondissements avec DIT, le concessionnaire sortant d'une part et, d'autre part, avec TIL, l'adjudicataire provisoire dont le processus de contractualisation a été suspendu, avec ses équipes dédiées, il mérite le soutien de tous ceux dont la qualité du service d'embarquement/débarquement de 95% des marchandises au Cameroun intéresse. Afin précisément que soient sauvegardés et surtout poursuivis voire amplifiés les objectifs principaux de la réforme portuaire de 1998, a savoir la réduction des délais de passage ainsi que leurs coûts de manutention qui rendrait plus compétitive le principal débouché maritime camerounais qu'est Douala.
Il n'est en effet pas sans importance de rappeler chaque fois que dans ce secteur ouvert sur le monde, Douala est en concurrence avec au moins une dizaine d'autres ports dans le Golfe de Guinée. Il s'agit, entre autres, de Kribi, Pointe Noire, Port-Gentil, Bata voire Luanda en Afrique centrale. Et Port-Harcout, Abidjan, Cotonou et Lomé en Afrique de l'Ouest.
Comme ont l'habitude de me le rappeler des experts en logistique et transport maritime, aucun armateur international ne choisit un port pour ses beaux yeux. C'est d'abord pour la qualité du service qui lui assure gain en temps et argent. Et parce que le Cameroun n'a plus de pavillon propre, les lignes maritimes nationales en général, et Douala en particulier, ne seront prisées par les majors internationaux que pour autant qu'ils ont la certitude que ces avantages comparatifs seront assurés.
Sinon, ils iraient voir ailleurs.
Alex Gustave Azebaze

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