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jeudi 02 avril 2020

CRISE HUMANITAIRE DANS LE NOSO, LES CHIFFRES QUI FONT FROID DANS LE DOS

Lors d’un entretien sur France 24, le leader de l’opposition au Cameroun a évoqué les chiffres de 12 000 civils tués depuis trois ans dans la guerre au NOSO. Un chiffre largement supérieur à celui ayant conduit la CPI à réagir contre la Birmanie.

Si ce bilan est avéré, il est clair que l’on se dirige vers une ingérence internationale après les accusations faites au conseil de sécurité des nations unis.

La question est donc de savoir jusqu’où peuvent aller les américains depuis qu’ils ont pris la présidence du conseil de sécurité de l’ONU.

« Hier j'ai suivi le secrétaire général de l'ONU. Il n'a à aucun moment accusé les (terroristes) mais il ne faisait que dire le Cameroun le Cameroun, le gouvernement du Cameroun. » S’inquiète un soutien anonyme du régime Biya.

« Soixante-deux pour cent des pylônes télécoms installés dans cette zone ont été vandalisés. Ce qui affecte les communications et a une incidence sur nos revenus. Notre chiffre d’affaires dans ces deux régions a énormément baissé au cours des deux dernières années », indiquait à Jeune Afrique il y a un an, sans plus de précisions, un cadre d’un opérateur de téléphonie mobile. Entre temps, la violence a pris une autre proportion.

Il y a un an, les pertes enregistrées par le secteur du fait de la destruction des infrastructures de télécommunications se chiffraient à plus de 100 milliards de F CFA (152 millions d’euros). À cela s’ajoutaient des coûts supplémentaires liés à la sécurité. « Nous sommes obligés de prendre en charge financièrement les éléments de l’armée affectés à la sécurisation de nos installations », avouait un patron sous le couvert de l’anonymat.

Cameroon Tea Estate (CTE) et Ndawara Highland Tea Estate (NHTE), Cameroon Development Corporation (CDC) Pamol, deuxième agro-industrie de la région du Sud-Ouest spécialisée dans la production de l’hévéa et de l’huile de palme, à cause de l’insécurité ces géants de l’agro-industrie du Cameroun implantés dans la région anglophone   permettaient à cette partie du pays de contribuer à 17 % sur le % du PIB en 2016 .Elles sont au bord de la fermeture.



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