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dimanche 05 avril 2020

Cameroun : Nouvelle guerre de Vincent Bolloré contre les consommateurs

Article rédigé en 2016  et modifié en 2019

En juin 2015, se tenait dans les locaux de la CNC une réunion ente l’équipe de Canal + Afrique et les câblodistributeurs camerounais. Le groupe français voulait trouver un compromis acceptable avec les opérateurs camerounais de distribution d’images par  câbles, le chiffre d’affaire du groupe Canal+ subissait une chute très considérable depuis l’arrivée de la chaine qatari beIN sport.

beIN Sports est une filiale du groupe beIn Media Group qui offre un  bouquet beIN Sports regroupant trois chaînes thématiques dédiées au sport: beIN Sports 1, beIN Sports 2, beIN Sports 3, et d’un multiplex beIN Sports Max composé de 7 chaînes (beIN Sports max 4 à 10).

En présence du président de la CNC Peter Essoka, la responsable de canal + va poser une série de conditions aux opérateurs locaux ,quatre parmi lesquelles le cryptage des chaînes de télévision internationales ne possédant pas de licence de diffusion au Cameroun ou en Afrique subsaharienne (à  l’exemple de BeIn Sport et Super Sport), un système de transparence dans le comptage du nombre d’abonnés ,le respect des  délais de paiement des montants convenus avec Canal+, et la fin au  piratage des images prises sur Internet, ou captées à l’aide de décodeurs numériques.

Joseph Mbock, directeur général Creolink communications, câblodistributeur présent lors de la rencontre va faire un commentaire  relayé par la nouvelle expression du 22 Juillet 2015 : ‘’Nous sommes satisfaits de la solution du CNC. En réalité, tout ce qu’on demande à Canal+ c’est de nous fournir une offre commerciale. Qui intègre le fait qu’il y a des opérateurs locaux qui exercent dans le métier et qui doivent continuer à exercer. Malheureusement, nous avons constaté que cette option ne faisait pas partie de la stratégie de Canal+, de permettre que les locaux puissent travailler, et qu’ils apportent un plus dans cette industrie-là qui en réalité doit se construire au Cameroun. Canal+ apporte une offre, et il y a d’autres qui vont apporter des offres. Comme DSTV, comme les autres opérateurs. Et là ça pourra faire quelque chose de constructif. Une offre qui va intégrer la valeur ajoutée, qui va permettre aux camerounais de pouvoir créer.’’

Avec ses coût très élevés en Afrique, après la suspension du bouquet Canal+, les populations ont poussé un ouf de soulagement avec l’arrivée de beIN sport, Canal+ sera  très rapidement renvoyé aux oubliettes.

Vincent Bolloré ne va  pas baisser les bras, il trouvera une autre astuce, un partenariat entre Canal + et BeIN sport.

Le mois dernier, Vincent Bolloré va menacer de fermer sa chaine de télé Canal+ en France. Le  motif, la décision jugée radicale de  l’autorité de concurrence en Francaise qui suite au rapprochement entre Bolloré et beIN sport, va exiger de Canal + l’obligation d’être abonné chez lui pour s’abonner à BeIN, puis de s’occuper de la relation avec les clients BeIN des autres opérateurs télécoms (Orange, Free…).

Une loi antitrust qui doit faire perdre au groupe français pour l’année 2017 pratiquement 475 millions d’euro. Curieusement, Bolloré va se soumettre au verdict de l’autorité de concurrence puisque selon certains medias français, le deal avec beIN Sports était une question de vie ou de mort.

L’homme qui veut bâtir son rêve en Afrique a-t-il accepte de perdre de l’argent en France pour son offensive en Afrique ? On le saura bientôt, mais en attendant, ça fait bientôt deux semaines que les camerounais ne reçoivent plus beIN sport. Et pour cause, un accord sur l’Afrique signé entre  Canal+ et beIN Sport.

Pour de nombreux camerounais c’est une nouvelle offensive contre les câblodistributeurs, une nouvelle guerre contre les camerounais qui à partir de 2500 avaient droit aux informations sportives de qualité et de prestiges. Mbong, gérant de bar ne cachera pas sa colère ‘’ la direction du groupe Bolloré vient une fois de plus de trouver un autre moyen d’afficher un sentiment de mépris à l’endroit des populations ‘’,ces populations engagées  depuis quelques années dans une dynamique de résilience.

 

Albin Njilo

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