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dimanche 15 septembre 2019

Paul Biya serait sur le point de parrainer une mafia sur le 2e plus gros gisement de nickel-cobalt-manganèse au monde

Février 2018, le secrétaire générale de la présidence de la république Ferdinand Ngoh Ngoh recevait William Alan Buckovic, fondateur de Geovic Mining Corp, junior minière américano-canadienne, détentrice, depuis 2003. En effet, en 2003 Paul Biya à travers son gouvernement a confié à l’entreprise GEOCAM, filière de GEOVIC, les droits d’exploitation, pour 25 ans renouvelables du 2 e plus gros gisement de nickel-cobalt-manganèse au monde, celui de la Nkamouna.

 Lors de la visite  du fondateur de GEOVIC, le SG de la présidence a promis tout le soutien du Cameroun pour développer ce projet. Rappelons que GEOCAM est détenu à 25 % par l’état du Cameroun, 20 % par 4 personnalités camerounaises dont l’identité a toujours été un mystère, et le reste aux américains.

Lors de la signature de l’accord pour l’exploitation du projet Nkamouna, le groupe américain avait promis mobiliser dans deux ans les fonds pour son déploiement. Geovic Mining Corp n’avait aucune expérience dans l’exploitation minière, pas d’argent, pas de plan de financement viable et présentait une gestion douteuse selon l’expert financier en service au FMI Eugene Nyambal.

En 2008, sous la pression des actionnaires anonymes nationaux de Geocam, le gouvernement camerounais a demandé au FMI un prêt pour financer le projet, 60 millions de dollar ont été décaissés par l’institution malgré les critiques des ONGs et d’experts sur l’incapacité de cette entreprise qui non seulement n’avait aucune expérience dans la gestion minière, n’avait ni bureau et dont le numéro de téléphone correspondait à une autre structure. L’expert financier Eugene Nyambal qui lançait l’alerte contre ce projet a finalement été abusivement limogé du FMI avec la complicité des autorités camerounaises.

« Les 60 millions de dollars débloqués par le Cameroun ont été dilapidés par les responsables de Geovic Mining Corp., ont alimenté leurs comptes bancaires aux îles Caïmans et leur ont vraisemblablement servi à acquérir de nouveaux droits miniers en Nouvelle-Calédonie. » explique Phillippe Frossard.

Le 23 Juillet 2013, Geovic Mining Corp annonçait avoir revendu ses parts (60,5 %) de Geocam à une société chinoise, Jiangxi Rare Metals Tungsten Holdings Group Company Ltd (JXTC). Pour le PDG Jason Mason, le fait pour son entreprise d’avoir cédé le projet aux chinois ferait du Cameroun un pays prospère. Les chinois ne parviendront pas à s’entendre avec le gouvernement camerounais notamment sur la gestion des partenaires obscurs du projet, ils finiront par renoncer.

En 2014, Geovic a finalement exclus de la bourse de Toronto à cause de ses pratiques mafieuses.

Le projet était abandonné jusqu’en  Février 2018 lorsque le Fondateur de Geovic a été reçu en audience par le SG de la présidence. C’était hier autour de Paul Biya de recevoir ceux qui par des pratiques mafieuses ont plombé ce qui serait le plus gros projet minier du pays. Non seulement les parts du Cameroun sont bradées, les concessions environnementales et minières inimaginables selon Christian Penda Ekoka, le gouvernement camerounais ira une fois de plus s’endetter sur les marchés financier pour enrichir un réseau au détriment des futures générations

«Geovic ne peut pas développer le projet minier de Nkamouna, simplement parce que cette entreprise n’a pas de ressources. La preuve, c’est qu’ils n’ont rien fait depuis 15 ans. Ce qui les intéresse, c’est de vendre leurs actifs sur ce projet au plus offrant.», Investir au Cameroun commentant une source proche du dossier.


 Albin Njilo

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